La directrice de la compagnie

Thiane Khamvongsa est une artiste pluri-disciplinaire qui évolue sur la scène théâtrale parisienne depuis une dizaine d’années. Née de deux parents laotiens, elle grandit et étudie en France. Elle se forme à la dramaturgie au Cours Florent, à l’Atelier International de Théâtre de Blanche Salant et Paul Weaver, et au Cours René Simon. Dramaturge, metteur en scène et comédienne, elle crée sa propre compagnie de théâtre Les bêtes sur la lune en 2009. Elle est lauréate du prix Paris Jeunes Talents en 2010 pour sa pièce Au revoir Pays (publié chez l’Harmattan) qu’elle a écrite et mise en scène. Elle monte des projets qui lui permettent de marier ses références et sa sensibilité théâtrale européenne avec des influences asiatiques afin de créer des pièces à son image, enfant d’un  métissage artistique et culturel. Thiane définit son travail par la simple envie de raconter une histoire. Sa démarche artistique se traduit par une recherche théâtrale au service des mots et de la poésie, certes, mais aussi et surtout du corps. Elle développe le  travail du corps à la scène et emploie souvent le langage de la danse contemporaine sur le plateau. Sa vision s’inscrit dans la logique d’un théâtre engagé et fédérateur, à la recherche de sens, pour un public qui prendra soin de l’interroger. La question de la transmission est depuis ses débuts au cœur de son travail et dicte toujours l’assemblage de son équipe. Estimant que la formation continue est un élément essentiel de la construction théâtrale, elle rassemble sur ses projets des équipes hétérogènes avec des artistes de tous niveaux : des amateurs amoureux des mots, des semi-professionnels et des vétérans de la scène. De plus, s’obstinant à inviter "l’Autre" à la rencontre théâtrale, pour découvrir son art et sa pensée, et démontrer la richesse de nos différences culturelles, elle invite des artistes issus de tous horizons, venus d’Occident et d’Orient à se saisir de ses mots et à participer d’une action collective éducative, culturelle et d’influence, les uns envers les autres. Ce n’est pas un théâtre d’ambition, mais bien un théâtre de partage.